Calendrier mensuel accroché sur une planche en bois, tête de calendrier et motifs de fruits/légumes. intégration du terme calendrier travaux saisonniers agriculture.

Calendrier des travaux saisonniers agricoles : saison par saison

Table des matières

Sommaire

Cet article vous présente un panorama complet du calendrier des travaux saisonniers agricoles en France. Vous y trouverez les trois grands pics de recrutement, les cultures concernées mois par mois ainsi que des conseils concrets pour anticiper vos démarches de candidature ou d’embauche.

Le calendrier saisonnier des travaux agricoles

Le calendrier des travaux agricoles varie selon les territoires. Chaque filière, chaque région et chaque saison impose ses propres contraintes. Pour cibler les offres pertinentes, il faut donc croiser la période recherchée, la culture dominante et le bassin de production.

Calendrier mensuel accroché sur une planche en bois, tête de calendrier et motifs de fruits/légumes. intégration du terme calendrier travaux saisonniers agriculture.

Les pics de recrutement saisonnier

Pour consulter le calendrier des travaux saisonniers en agriculture et le détailler par filière et par mois, l’ANEFA met à disposition un calendrier interactif accessible en ligne et téléchargeable au format PDF. Cet outil permet également d’accéder directement aux offres publiées par France Travail. Trois pics structurent les recrutements saisonniers en France chaque année.

  • Le pic de printemps, en avril : environ 2 700 postes disponibles, notamment dans les plantations, les pépinières, le maraîchage, l’éclaircissage et le palissage des vergers et des vignobles.
  • Le pic estival, de juin à juillet : environ 3 200 postes, avec une moyenne de 890 offres actives par jour, principalement pour les cueillettes de fruits et les premières récoltes légumières.
  • Le pic automnal, de septembre à octobre : environ 5 400 postes, soit le niveau le plus élevé de l’année, pour les vendanges, la pomiculture et les récoltes de légumes d’automne.

Nous recommandons de déposer sa candidature quatre à six semaines avant le pic visé : dès février-mars pour avril, dès avril-mai pour les récoltes estivales et dès juillet pour les vendanges. Le calendrier de recrutement saisonnier agricole précise ces échéances selon les régions et les cultures.

Période Mois Postes estimés Travaux principaux
Printemps Avril ~2 700 Plantation, maraîchage, palissage, pépinières
Été Juin-juillet ~3 200 Cueillettes de fruits, premières récoltes légumières
Automne Septembre-octobre ~5 400 Vendanges, pomiculture, récoltes de légumes et céréales

Les travaux agricoles au printemps

Le printemps ouvre le cycle des travaux agricoles. Dès mars, la préparation des sols, les semis, la fertilisation et les traitements phytosanitaires mobilisent les premières équipes. En avril, le premier pic atteint 2 700 postes dans les plantations, les pépinières et le maraîchage, auxquels s’ajoutent l’éclaircissage et le palissage des vergers. Les élevages préparent la mise à l’herbe du bétail et assurent l’entretien des infrastructures après l’hiver.

Les récoltes et travaux de l’été

L’été concentre les moissons de céréales, principalement en juillet et août, la fenaison et l’irrigation dans les zones sèches. Les cueillettes de pêches, d’abricots, de cerises et de myrtilles, ainsi que les premières récoltes légumières, expliquent le pic de juin-juillet, estimé à environ 3 200 postes. L’analyse de l’emploi saisonnier agricole conduite par l’INSEE dans les Pays de la Loire confirme le poids des fruits et légumes dans les recrutements estivaux.

L’automne et l’hiver dans les exploitations

L’automne est la saison la plus intense pour l’emploi saisonnier agricole. Les vendanges, la récolte des fruits à pépins, les légumes d’automne et les céréales portent le pic annuel de septembre à octobre, avec environ 5 400 postes simultanés. Pour préparer les recrutements, le calendrier des vendanges 2026 et les périodes de recrutement apporte des repères utiles aux exploitants comme aux candidats. Les labours et les semis de cultures d’hiver complètent cette période avant le ralentissement de l’activité.

L’hiver est consacré à l’entretien du matériel agricole, à la préparation de la campagne suivante et à la gestion du bétail en stabulation. Les travailleurs saisonniers sont moins sollicités, sauf pour certains travaux de drainage, d’amendement des sols et de taille en viticulture.

Quand recruter un ouvrier agricole saisonnier

Identifier la bonne fenêtre de recrutement est essentiel pour sécuriser la main-d’œuvre nécessaire à chaque campagne. Les contrats saisonniers agricoles suivent un calendrier qui varie selon la filière et la région. En anticipant les besoins de quatre à six semaines, l’exploitant augmente ses chances d’attirer des candidats disponibles et motivés.

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Les cultures de début de printemps

La question de savoir quand commencent les contrats saisonniers agricoles appelle une réponse dès le mois de mars pour plusieurs filières : houblon dans le Grand Est, asperges et radis en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire, ou muguet, qui mobilise des équipes d’avril à juin dans cette dernière région.

  • Houblon, Grand Est : récolte de mars à mai, avec des recrutements actifs dès janvier-février dans les exploitations les plus structurées.
  • Asperges et radis, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire : campagne de mars à juin, avec un besoin concentré sur des périodes de deux à quatre semaines.
  • Maraîchage sous serre, Bretagne : postes disponibles d’avril à septembre, soit l’une des périodes d’emploi les plus longues du calendrier printanier.

Pour ces campagnes de début de saison, les candidatures doivent être déposées dès février, ou en mars au plus tard. L’ANEFA et France Travail publient les offres plusieurs semaines avant le démarrage effectif des travaux.

Les cueillettes et récoltes estivales

De juin à août, la demande de main-d’œuvre saisonnière agricole pour la récolte atteint son niveau le plus élevé, avec environ 3 200 postes actifs répartis entre Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Pays de la Loire. Les fruits rouges ouvrent la saison dès le mois de mai, les fruits d’été et la vigne prenant ensuite le relais jusqu’en septembre.

  • Fraises et cerises : mai-juin, dans le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire, les Hauts-de-France, le Périgord et la vallée du Rhône.
  • Melons, Nouvelle-Aquitaine, Poitou : de mai à septembre, avec l’une des campagnes estivales les plus longues.
  • Pêches et myrtilles : de juin à septembre en Nouvelle-Aquitaine, dans les Pays de la Loire et la vallée du Rhône, avec un pic de besoins en juillet-août.
  • Écimage du maïs : de juin à septembre en Nouvelle-Aquitaine, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Midi-Pyrénées et dans les Pays de la Loire; la castration du maïs est accessible dès 14 ans.

Les candidats intéressés par ces emplois sont invités à déposer leur dossier dès avril ou mai pour les récoltes de juin, puis dès juin pour les campagnes de juillet-août. Les exploitations proposant un hébergement sur place reçoivent généralement davantage de candidatures et sélectionnent plus rapidement des profils qualifiés.

Les vendanges et récoltes d’automne

Les vendanges constituent le principal temps fort du recrutement saisonnier, avec environ 5 400 postes concentrés entre fin août et mi-octobre selon les régions. Dans le Sud, Provence, Languedoc, Var et Vaucluse, certains cépages blancs entraînent des recrutements dès juillet, tandis que les premières récoltes commencent fin août. À Bordeaux, en Bourgogne et dans la vallée du Rhône, la campagne s’ouvre principalement entre le 1er et le 5 septembre pour les cépages rouges. En Champagne, en Alsace et dans le Jura, elle peut se prolonger jusqu’à mi-octobre.

Pour les cultures d’automne hors vigne, pomiculture, légumes d’automne et céréales, les besoins couvrent septembre et octobre. Une mission de vendanges dure généralement de 8 à 20 jours, selon la taille de l’exploitation et le rythme de récolte. Plus de 361 postes sont recensés dans les principales régions viticoles françaises pour 2026. Candidater dès juillet permet d’accéder en priorité aux offres proposant un logement, un transport ou un accueil simplifié.

Les régions et périodes à cibler

La Nouvelle-Aquitaine concentre 21 % des postes saisonniers agricoles en France, avec une forte dominante viticole. L’Occitanie représente 18 % des besoins, principalement en arboriculture. La région PACA se distingue par la diversité de ses cultures, légumes, fruits et productions spécialisées. La Bretagne et la Dordogne proposent quant à elles des opportunités régulières en maraîchage, notamment pour des postes d’agent de maraîchage et de chauffeur agricole disponibles sur plusieurs mois.

L’agriculture mobilise environ un million de travailleurs temporaires par an en France, soit près d’un quart de l’emploi saisonnier national. Selon les données de l’INSEE sur les saisons en Anjou et dans les Pays de la Loire, les fruits à pépins et à noyau représentent 43 % des postes saisonniers régionaux, contre 24 % au niveau national.

Métiers saisonniers selon les filières agricoles

Les travaux saisonniers agricoles couvrent un large éventail de métiers, de la cueillette manuelle aux missions techniques en cave ou en laboratoire. Chaque filière, viticulture, arboriculture, maraîchage, grandes cultures, horticulture, répond à des besoins spécifiques, concentrés sur une période donnée de l’année, avec des profils recherchés et des conditions d’accès variables.

Trois travailleurs agricoles cueillant et récoltant des fruits dans une plantation, ambiance matinale en extérieur, avec paniers remplis de pommes. calendrier travaux saisonniers agriculture, saison par saison.

Vendanges et travaux viticoles

La viticulture comprend des travaux répartis sur toute l’année : taille, ébourgeonnage, épamprage et palissage au printemps, puis vendanges à l’automne. Le poste de vendangeur, récolte manuelle du raisin, tri des grappes et alimentation des contenants, reste le plus accessible.

  • Vendangeur / vendangeuse : récolte manuelle, tri des grappes et poste central ouvert aux débutants, organisé sur une base de 35 heures hebdomadaires.
  • Porteurs et manutentionnaires des vendanges : transport des hottes et des caisses, chargement et acheminement jusqu’au pressoir. Ces fonctions, physiquement exigeantes, sont généralement mieux rémunérées.
  • Opérateur des vendanges et aide-caviste : appui technique en cave, suivi des pressurages et logistique autour de la récolte, avec un taux horaire supérieur de 13 € à 15 €.
  • Ouvrier viticole polyvalent : missions associant travaux de vigne, entretien du matériel et soutien logistique selon les besoins de l’exploitation.

Les horaires des vendanges s’organisent généralement de 7 h 45 à 11 h 45, puis de 13 h 30 à 17 h 30, avec des ajustements fréquents en fonction de la météo. La rémunération brute se situe entre 12,16 € et 15 € de l’heure selon le poste. Une mission de 20 jours peut représenter environ 1 700 € net, auxquels peuvent s’ajouter une prime d’assiduité de 70 € à 100 €, le repas de midi, le transport et un carton de vin en fin de campagne.

Arboriculture et cueillette des fruits

L’arboriculture fruitière mobilise une main-d’œuvre importante sur plusieurs fenêtres distinctes : taille et éclaircissage au printemps, puis cueillette et conditionnement en été et en automne. Avec 18 % des postes saisonniers nationaux, l’Occitanie occupe la première place régionale pour l’emploi temporaire en arboriculture. Elle est suivie par PACA, la vallée du Rhône et la Nouvelle-Aquitaine.

Les postes d’agent arboricole et de cueilleur de fruits à pépins ou à noyau ne requièrent généralement pas de diplôme. Ils exigent toutefois une bonne condition physique et la capacité à maintenir un rythme de travail soutenu sur des créneaux courts. Dans les Pays de la Loire, la culture de fruits à pépins et à noyau représente 43 % des postes saisonniers régionaux, soit près du double de la moyenne nationale.

Le conditionnement en station fruitière prolonge naturellement la cueillette : tri, calibrage, emballage et préparation des commandes créent des besoins complémentaires après la récolte en verger. Ces postes permettent à un ouvrier agricole saisonnier d’enchaîner deux missions. Sur une même exploitation ou dans un même bassin de production, il allonge ainsi la durée effective de sa saison.

Maraîchage sous serres et grandes cultures

En maraîchage de plein champ ou sous serre, les travaux saisonniers comprennent la plantation, la récolte, le tri et le conditionnement de légumes et de cultures spécialisées. La Bretagne propose des postes en maraîchage sous serre d’avril à septembre. Les grandes cultures, notamment les céréales et le maïs, génèrent des besoins ponctuels mais intenses en été, pour les moissons et les travaux d’écimage.

Horticulture, pépinières et régions

L’horticulture et les pépinières constituent une filière spécifique, avec des missions de repiquage, de semis-greffage, de tuteurage-étiquetage, de bouturage, d’écussonnage, d’arrachage, d’effeuillage et de préparation des commandes. Ces activités demandent de l’attention et une certaine dextérité. Dans les Pays de la Loire, la reproduction de plantes, de plants, de bulbes et de greffons représente 9 % des postes saisonniers régionaux, contre seulement 2 % au niveau national. Cette concentration explique la présence régulière de postes en élevage horticole et en culture sous abri.

Contrats et conditions du saisonnier agricole

Comprendre le cadre contractuel et les conditions concrètes du travail saisonnier agricole est indispensable, que l’on soit exploitant souhaitant sécuriser ses recrutements ou candidat désireux de s’engager en connaissance de cause. Les règles légales sont précises, les avantages accessoires varient selon les exploitations et la rémunération est encadrée par les conventions collectives agricoles.

CDD saisonnier et contrat vendanges

Le CDD saisonnier constitue le cadre contractuel le plus fréquent dans l’agriculture. Il peut prévoir une date de fin précise ou s’achever lorsque les travaux ayant motivé le recrutement sont réalisés. Selon la filière et le calendrier des travaux saisonniers, les missions durent généralement de 21 jours à 6 mois. En 2019, la durée médiane était de 23 jours ou moins pour la moitié des contrats, et de 9 jours ou moins pour un quart d’entre eux.

  • CDD saisonnier standard : durée de 21 jours à 6 mois, avec une date de fin précise ou liée à la réalisation des travaux; plusieurs CDD successifs peuvent être conclus si les besoins le justifient.
  • Contrat vendanges : CDD d’une durée maximale d’un mois, renouvelable dans la limite de deux mois au total; il est accessible à un salarié en congés payés ou à un fonctionnaire.
  • Mission d’intérim : elle répond aux besoins ponctuels et complète le dispositif contractuel dans les filières où les pics d’activité sont courts et difficiles à anticiper.

Le contrat de travail doit être établi par écrit, signé en deux exemplaires et comporter les mentions obligatoires : identité des parties, date de début de la mission, qualification du salarié et rémunération brute. Ces exigences s’appliquent à tous les ouvriers agricoles saisonniers, quelle que soit leur nationalité ou leur filière.

Formalités pour l’employeur agricole

L’employeur agricole peut s’appuyer sur un dispositif simplifié pour gérer les formalités liées au recrutement saisonnier : le Titre Emploi Simplifié Agricole (TESA) regroupe dans un même formulaire les démarches obligatoires auprès des organismes compétents.

  • Déclaration MSA : le TESA intègre la déclaration à la Mutualité Sociale Agricole, organisme de protection sociale de référence du secteur.
  • Contrat de travail : le formulaire TESA tient lieu de contrat s’il est complété avec toutes les mentions légales requises et signé en double exemplaire.
  • Bulletins de paie : le dispositif inclut la génération de fiches de paie conformes aux conventions collectives agricoles en vigueur.
  • Attestation France Travail : le TESA produit également l’attestation nécessaire à l’ouverture des droits du salarié à l’issue de la mission, sans démarche complémentaire de l’employeur.

Ces formalités concernent tous les saisonniers recrutés, sans distinction de nationalité. Les conventions collectives agricoles et le SMIC français constituent le plancher légal de rémunération pour chaque travail effectué sur le territoire. Le recours à une agence spécialisée comme Optimum Intérim permet de déléguer ce processus dans un cadre conforme à la directive européenne 96/71-CE sur le détachement de travailleurs.

Horaires et conditions de travail

Les emplois saisonniers agricoles exigent une bonne condition physique, une disponibilité pour des horaires décalés, tôt le matin ou en soirée, et la capacité à travailler en extérieur selon la météo. Le travail le week-end et les jours fériés peut être requis en période de forte activité, notamment lors des vendanges ou des récoltes urgentes. Les exploitations les mieux organisées compensent ces contraintes par des avantages clairement définis.

Pour les vendanges, les horaires types vont de 7 h 45 à 11 h 45, puis de 13 h 30 à 17 h 30, sur une base de 35 heures hebdomadaires. Des ajustements restent possibles selon la météo et le rythme de la cave. La plupart des postes sont accessibles sans diplôme ni expérience préalable, notamment ceux d’ouvrier agricole, ce qui facilite l’accès au secteur pour les candidats en reconversion ou en première expérience professionnelle.

Salaire logement et avantages

La rémunération des saisonniers agricoles se situe entre 12,16 € et 15 € brut de l’heure selon le poste, la filière et la région, soit entre 1 500 € et 2 655 € mensuels sur une base de 35 heures hebdomadaires. En viticulture, les porteurs, manutentionnaires, ouvriers viticoles et aides cavistes bénéficient de taux horaires supérieurs, compris entre 13 € et 15 €, en raison des contraintes physiques et de la technicité des missions. Une mission de 20 jours en vendanges peut représenter environ 1 700 € net, auxquels s’ajoute une prime d’assiduité de 70 € à 100 € pour 7 à 10 jours consécutifs.

Certaines exploitations proposent un hébergement sur place ou à proximité immédiate, sans frais additionnels pour le saisonnier, ainsi que le repas de midi, des indemnités de transport et un carton de vin remis en fin de campagne dans les domaines viticoles. L’aide Action Logement peut atteindre 600 € pour les frais d’hébergement directs, apportant un soutien complémentaire aux candidats qui doivent se loger par leurs propres moyens. Pour certains profils spécialisés (chauffeur agricole, coordinateur terrain ou agent de contrôle qualité), la rémunération peut être sensiblement revalorisée selon la convention collective applicable.

Foire aux questions

Quel est le calendrier des travaux agricoles saisonniers en France ?

Le calendrier des travaux saisonniers s’organise autour de trois pics annuels : environ 2 700 postes en avril pour les plantations, le maraîchage et les pépinières ; environ 3 200 en juin-juillet pour les cueillettes de fruits et les premières récoltes légumières ; enfin, environ 5 400 en septembre-octobre pour les vendanges, la pomiculture et les légumes d’automne. La période la plus favorable s’étend d’avril à fin septembre, avec des décalages selon les régions et les filières. L’ANEFA publie un calendrier interactif détaillé par culture, accessible en ligne et au format PDF.

Où trouver le calendrier des travaux agricoles par région et par culture ?

Le calendrier interactif de l’ANEFA constitue la référence nationale. Il répartit les travaux par mois et par famille de cultures, propose des fiches de poste détaillées et localise les bassins de production sur une carte. Il renvoie également vers les offres d’emploi publiées par France Travail et Pôle Emploi. Une version PDF téléchargeable permet une consultation hors ligne. En 2019, 4 370 candidats ont trouvé un emploi grâce à cet outil, dont la moitié entre mars et avril.

Quand commencent les contrats saisonniers agricoles selon la filière ?

Les premières campagnes commencent dès mars pour le houblon dans le Grand Est, ainsi que pour les asperges et les radis en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire. Avril marque le véritable lancement du maraîchage, des pépinières et des travaux dans les vergers et les vignobles. Les recrutements estivaux s’intensifient en juin-juillet pour les fruits et légumes. Les vendanges et les récoltes d’automne mobilisent ensuite les équipes de fin août à mi-octobre, selon les régions viticoles.

Quels sont les horaires autorisés pour les travaux agricoles saisonniers ?

Les saisonniers agricoles sont soumis au droit du travail et aux conventions collectives agricoles. La durée légale est fixée à 35 heures hebdomadaires, avec la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires dans le cadre prévu par la réglementation. Pendant les vendanges, les horaires types vont de 7 h 45 à 11 h 45, puis de 13 h 30 à 17 h 30, avec des ajustements liés à la météo et au rythme de la cave. Le travail le week-end et les jours fériés peut être autorisé en période de forte activité, sous réserve des dispositions conventionnelles applicables.

Quels avantages peut-on obtenir en emploi saisonnier agricole ?

Au-delà du salaire horaire brut, compris entre 12,02 € et 15 € selon le poste et la région, certaines exploitations proposent un hébergement sur place sans frais supplémentaires, le repas de midi et des indemnités de transport. Dans le secteur viticole, un carton de vin peut également être remis en fin de campagne. Certains domaines versent une prime d’assiduité de 70 € à 100 € pour 7 à 10 jours consécutifs. L’aide Action Logement peut compléter ce dispositif jusqu’à 600 € pour les frais d’hébergement directs.

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